Du 24 mars au 3 avril 2025, Fleury Roux et Pierre Martinez ont relevé un défi aussi original qu’engagé : traverser la France du sud au nord en suivant une ligne droite stricte. « Azimut Nord » c’est une aventure aussi physique que mentale, racontée avec authenticité par Fleury lui-même. Cette expédition hors norme il nous l’avait déjà présentée à quelques jours du départ.

Un cap rigoureux et trois règles simples

Trois règles ont guidé toute l’aventure : rester dans un couloir de 5 km de large défini au départ, n’utiliser aucun moyen motorisé, et s’orienter uniquement avec des cartes papier.

Pour l’orientation de cette ligne droite de 1334Km, 100 carte IGN au format A3 ont été nécessaires.

« On a réussi à ne pas sortir du couloir. On avait bien analysé les cartes. Le couloir de 5 km avait été préparé, les difficultés prévues. On n’a pas eu de mauvaise surprise. »


Quatre actes, quatre ambiances

1. À pied dans le sud :
Les trois premiers jours se sont faits à pied, à travers un terrain peu propice à la progression ne ligne droite et hors-sentier : « Sur ces premiers jours on a eu pas mal de hors sentier avec beaucoup de végétation. Il nous a fallu parfois compter quelques heures pour faire quelques kilomètres… La densité du terrain ralentissait fortement la progression. On ne faisait que 50-60Km par jour.« 

On a porté les tentes pour pas grand-chose. On a dormi en gîte ou Airbnb dans le couloir.

2. À VTT :
Arrivés bien entamés physiquement, la montée sur le VTT a été salvatrice.

Ça nous a fait du bien de monter sur le VTT pour cette deuxième section.

Bien que rythmée par quelques portages, cette partie a été globalement plus roulante graces aux routes et pistes dans le couloir de 5Km. Cette transition a offert un certain répit physique aux aventuriers.

3. À pied dans le Cantal :
Retour à pied dans un décor très exigeant : vallées à franchir perpendiculairement, clôtures, barbelés, dénivelé important. Le duo a traversé la magnifique mais sauvage région du Cantal. « Fatigant et exigeant… On a fait beaucoup de hors sentier, avec parfois des traversées de propriétés privées, de champs. Et qui dit barbelés dit effort supplémentaire à chaque fois ».

4. En gravel jusqu’au nord :
Dernier segment à vélo gravel, avec des étapes quotidiennes d’environ 200 km pour 825 km et 8 100 m de dénivelé positif. Malgré le vent du nord persistant, cette section a permis à Pierre et Fleury de maintenir une moyenne de 200 km par jour.

« On a fini en gravel, longues étapes, quatre jours d’affilée. Un peu de portage mais ça roulait bien malgré le vent. »

Sur leur route cependant un obstacle naturel, et pas des moindres : la Loire. « Le plan A pour traverser c’était avec nos matelas scotchés pour faire une embarcation mais vu le courant et le vent on s’et dit qu’on allait perdre du matos. Heureusement on a pu se procurer un canoë, toujours dans notre couloir de 5Km.« 

Obstacle moins naturel celui-ci, le duo a dû traverser l’aéroport Charles de Gaulle. Si Fleury pensait devoir s’engager sur une autoroute le duo a eu la bonne surprise de découvrir une autre route parallèle et donc d’éviter les grands axes.

Pour plus de leur aventure, les comptes Instagram de Fleury Roux et Pierre Martinez regorgent de récap et photos de leur traversée.


Un défi physique et mental maîtrisé

Evidemment il y a le défi physique d’encaisser une traversée de la France sans mais ce que retient essentiellement Fleury Roux est l’aspect mental, central tout au long du parcours :

« C’était très engageant mentalement, de se concentrer sur la carte pendant toute l’aventure… Toujours dans le contrôle, à anticiper la suite. »

Une aventure humaine avant tout

Initialement, Fleury avait imaginé faire cette aventure seul. Finalement, son ami Pierre Martinez s’est joint à lui pour toute la traversée : « Au début je l’avais imaginé seul, mais j’ai proposé à des copains. Et Pierre a voulu le faire avec moi tout le long. C’était très bien. » Le duo a aussi été rejoint ponctuellement par quelques ami·e·s sur certaines étapes.

Et ensuite ?

Fleury Roux préfère garder l’esprit libre pour les prochains projets, mais quelques idées commencent à germer :

« Pour l’instant je ne sais pas trop. Les idées viennent comme ça, même si on souffle déjà l’idée d’une traversée est-ouest. Mais je n’ai pas envie de me mettre de contraintes. Mais dans un coin de ma tête il y a la Barkley, elle m’attire, ça va devenir un objectif. »

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