L’univers impitoyable de la Barkley Marathons, la course de ultratrail ultradifficile, a forgé son histoire marquée par l’adversité, la persévérance et la rareté des finishers. Depuis ses débuts mystérieux en 1986, cette épreuve a suscité fascination et terreur chez les coureurs du monde entier.

L’origine énigmatique

Fondée par Gary « Lazarus Lake » Cantrell, la Barkley tire son nom du camarade de collège de Cantrell, Barry Barkley. L’origine de la course est empreinte de mystère, amplifiant la légende qui entoure cette épreuve située dans les montagnes sauvages du Tennessee.

Un parcours infernal

Le parcours, composé de cinq boucles, totalise environ 160 km (100 miles) à travers un terrain hostile, comprenant des montées abruptes, des descentes vertigineuses et des fourrés impénétrables. Les participants naviguent sans balisage, armés uniquement d’une carte et d’une boussole.

Au delà de l’orientation ajouté un dénivelé important et une météo affreuse et vous comprendrez pourquoi au fil des décennies, la Barkley Marathons a vu très peu de finishers. Parmi eux, des noms gravés dans l’histoire de l’ultra-trail, comme Brett Maune, le premier finisher en 2012, ou John Kelly, le premier coureur britannique à conquérir la Barkley en 2017 et aujourd’hui double finisher. Le récit de chaque finisher est unique, imprégné de moments de triomphe et de désespoir.

Aurélien Sanchez, le premier frenchy

L’année 2023 a vu s’imposer trois athlètes et parmi eux, le premier à finir cette année, Aurélien Sanchez. Son récit de course est fou mais son palmarès d’avant course aussi. Cette course a été pendant des années son objectif et son rêve le plus fou. La Barkley n’est pas une simple course à cocher c’est un aboutissement d’y participer et une consécration de la finir.

Les règles impitoyables

L’inscription à la Barkley est tout un défi en soi. Cantrell, créateur excentrique de la course, sélectionne les participants en fonction d’une lettre de motivation et d’un droit d’inscription modique. Seuls 40 coureurs sont admis chaque année, ajoutant une couche supplémentaire de difficulté à cette course déjà redoutable.

L’héritage inaltéré

La Barkley perdure dans le monde de l’ultra-trail en tant que défi ultime, réservé à une élite d’endurants. Les finishers, rares et vénérés, incarnent l’esprit indomptable de cette course insaisissable. Au-delà des statistiques, chaque finisher de la Barkley écrit un chapitre unique dans l’histoire de cette épreuve mythique, laissant une empreinte indélébile dans l’univers du trail running.

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